Géographie et population

Nichée en Ille-et-Vilaine, à mi-chemin entre Rennes et Saint-Malo, Québriac est une commune où le temps semble s’être suspendu. Traversée par le canal de la Rance, cette petite ville bretonne entre paysages verdoyants, patrimoine historique et douceur de vivre. Ici, la nature est reine.

🌿 Un cadre géographique poétique et préservé

Québriac est traversé par le canal de la Rance, qui relie Rennes à Saint-Malo, a longtemps été une voie commerciale essentielle pour le transport des marchandises. Né en 1804 sous l’impulsion de Napoléon Ier pour déjouer le blocus anglais, le canal d’Ille-et-Rance reliait autrefois Rennes à Saint-Malo pour le transport de marchandises.

Aujourd’hui, il est surtout un lieu de loisirs : navigation de plaisance, pêche, ou simplement une balade en famille. Il symbolise également le lien entre la terre et la mer, deux éléments indissociables de l’identité bretonne. Ses berges ombragées

Autour du canal, le paysage se transforme en un bocage breton caractéristique : des haies vives, composées de chênes, de hêtres et de prunelliers, délimitent les parcelles agricoles. Ces talus plantés, typiques de l’Est de la Bretagne, abritent une faune variée et protègent les cultures des vents dominants. Les terres argileuses et schisteuses, fertiles et bien drainées, sont propices à l’agriculture. Ici, les champs de maïs et de blé côtoient les prairies où paissent les vaches laitières, symboles de l’élevage breton.

Québriac se situe également à proximité de zones humides remarquables, comme les étangs de la Vallée de la Rance, qui constituent des réserves naturelles pour de nombreuses espèces d’oiseaux ainsi que plusieurs étangs (Les Etanchets).

 

Le climat océanique tempéré, avec ses hivers doux et ses étés jamais trop chauds, favorise une végétation luxuriante et des paysages toujours changeants.

📜 Un territoire marqué par l’histoire et l’agriculture

Québriac est une terre d’agriculture. Depuis des siècles, ses habitants vivent au rythme des saisons et des récoltes. L’élevage bovin, notamment, est une activité traditionnelle qui perdure, avec des exploitations laitières réputées pour la qualité de leurs produits. D’une superficie totale de 2072 ha, avec 1271 ha agricoles, le nombre des exploitations n’a cessé de chuter pour passer de 78 en 1979 à 32 en 2015 et une douzaine aujourd’hui.

Le patrimoine bâti de Québriac témoigne de son histoire riche. L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, datant du XVᵉ siècle, est un chef-d’œuvre d’architecture religieuse bretonne. Il fait d’ailleurs parti des Clochers Tors d’Europe.

Association des Clochers Tors d'Europe

Ses vitraux et son clocher sont des éléments remarquables qui attirent les visiteurs.

Elle présente une forme octogonale qui tourne d’1/8 de tour de gauche vers la droite. Cette déformation n’est pas conceptuelle mais résulte d’un devers circulaire des arbalétriers et également du poids des ardoises qui s’exerce sur les plans hélicoïdaux.
Le clocher tors de Québriac est facilement reconnaissable dans la campagne environnante.

D’autant plus que cette particularité est unique en Bretagne.

Les lavoirs, les moulins et les fermes traditionnelles en pierre de granit rappellent, quant à eux, le mode de vie d’autrefois.

La configuration de la commune est très particulière, par l’existence de nombreux lieux dits et villages, petits et grands, comme « Le Grand Bois », sur la route de La Chapelle aux Filtzméens, ainsi que « Travoux » vers Combourg, ou « Tremagouet » vers Saint Domineuc. Un réseau très dense de chemins de randonnées accessibles à tous (pédestres, équestres et vététistes) de 45 Km est entretenu par la communauté de communes, la commune et une association locale Queb’rando. A noter que le nombre de villages a évolué avec le temps. En effet, jusqu’en 1836 date de l’échange, l’ancienne paroisse de Saint-Méloir des Bois, avec Rouyon, la Touche et le Cruel faisaient partie de Québriac et non de Tinténiac, et inversement, Tremagouet, la Pilais, le Puits Morin et le Buisson faisaient partie de Tinténiac en non de Québriac.

📈 Une démographie en mouvement : entre déclin et renouveau

L’histoire démographique de Québriac est celle de nombreuses communes rurales bretonnes : un exode rural marqué au cours du XXᵉ siècle, suivi d’un renouveau progressif ces dernières décennies.

Au XIXᵉ siècle, Québriac compte près de 2 000 habitants. La population est alors principalement composée d’agriculteurs, de commerçants et d’artisans.
Entre 1900 et 1970, la commune connaît un déclin démographique important. La mécanisation de l’agriculture, l’appel des villes (Rennes en particulier) et le manque d’opportunités économiques poussent de nombreux habitants à quitter la campagne. Dans les années 1960, Québriac ne compte plus que 1 400 habitants.
Depuis les années 1980, la tendance s’inverse. Plusieurs facteurs expliquent ce retour à la croissance :

L’amélioration des infrastructures : les routes, les transports en commun et l’accès à Internet ont rendu la vie en milieu rural plus attractive.

  • L’attrait pour la Bretagne : de nombreux néoruraux, souvent originaires de grandes villes, choisissent de s’installer à Québriac pour son cadre de vie préservé et sa qualité de l’air.
  • La proximité de Rennes : le télétravail et les emplois dans la métropole permettent à de jeunes actifs de s’installer à Québriac tout en travaillant en ville.
  • Le tourisme vert : les gîtes ruraux, les chambres d’hôtes et les activités de plein air (randonnée, vélo, pêche) attirent de plus en plus de visiteurs, contribuant à l’économie locale.

Aujourd’hui, Québriac compte environ 1 600 habitants (chiffres INSEE 2023). La population est stable, avec une légère croissance portée par l’arrivée de nouvelles familles et de retraités en quête de tranquillité.

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Québriac fait parti intégrante de la Bretagne Romantique.

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